Canelo Alvarez, la superstar mexicaine de la boxe, a prouvé une fois de plus qu'il est le roi incontesté des super-moyens en dominant Edgar Berlanga par décision unanime (118-109, 118-109, 118-109) samedi soir à la T-Mobile Arena de Las Vegas. Le combat, organisé lors du week-end des célébrations de l'indépendance du Mexique, avait une saveur particulière pour Alvarez (34 ans, 61-2-2).
Edgar Berlanga (27 ans, 22-0) se présentait invaincu, avec un record impressionnant de 17 KO, dont 16 au premier round lors de ses 16 premiers combats professionnels. Mais le Portoricain, surnommé "the chosen one", n'a jamais été en mesure de menacer sérieusement le champion. Dès le premier round, Canelo a pris le centre du ring, imposant son jab et sa mobilité. Berlanga, tétanisé par l'événement, a peiné à trouver ses distances.
Au troisième round, l'orage a éclaté. Un énorme crochet gauche de Canelo a envoyé Berlanga au tapis pour la deuxième fois de sa carrière. Le public de la T-Mobile Arena a explosé. Le Mexicain a ensuite contrôlé les échanges, alternant travail au corps et jabs précis. À la cinquième reprise, Berlanga a tenté de réagir avec un bel enchaînement au foie, mais Canelo a répondu immédiatement, frustré par un coup tardif de son adversaire.
Les rounds suivants ont été une démonstration de maîtrise. Canelo a systématiquement pris le dessus, que ce soit en combinant en clinch ou en tenant Berlanga à distance. À la neuvième reprise, il a recherché le KO, envoyant des coups puissants dans les coins, mais Berlanga a tenu bon. Au dixième round, Canelo s'est même permis de tourner le dos à son rival en fin de round, un geste de domination psychologique. Les cartes des juges (118-109) reflètent une domination totale : Canelo n'a quasiment perdu aucun round.
Après le combat, Canelo a déclaré : "Qu'est-ce qu'ils vont dire maintenant ? Que je combats des combattants trop jeunes ? Ils auront toujours un truc à dire." Il a ajouté : "Il m'a dit qu'il me respectait, que je suis son idole, il m'a dit qu'il a regretté certains de ses actes durant le combat. Oui, j'ai été vexé, je suis Mexicain en même temps, j'ai du caractère. C'est particulier pour moi de gagner aujourd'hui, en ce jour si spécial, vive le Mexique."
Cette victoire consolide la position de Canelo comme le meilleur boxeur de sa catégorie. Depuis ses débuts en 2005, il a affronté les plus grands noms : Floyd Mayweather, Gennady Golovkin, Sergey Kovalev, etc. Il détient désormais les ceintures WBC, WBA et WBO des super-moyens. C'est la huitième fois qu'il combat lors du week-end de l'indépendance mexicaine, et il a toujours gagné. Sa carrière est jalonnée de succès, avec 61 victoires (39 par KO) pour seulement deux défaites.
Edgar Berlanga, né à Brooklyn de parents portoricains, avait fait sensation en commençant sa carrière par 16 KO consécutifs au premier round. Mais depuis, il n'avait pas affronté un adversaire du calibre de Canelo. Son invincibilité a pris fin ce soir, mais il a montré de la résilience en allant jusqu'à la limite. Il reste un espoir prometteur, mais devra progresser pour rivaliser avec l'élite. Les statistiques du combat sont éloquentes : Canelo a touché son adversaire à 126 reprises contre seulement 78 pour Berlanga.
La soirée boxing de RMC Sport comprenait également d'autres combats spectaculaires. En co-main event, Erislandy Lara a dominé Danny Garcia par TKO à la neuvième reprise. Caleb Plant a également brillé en mettant KO Trevor McCumby au neuvième round, infligeant à son adversaire sa première défaite. Rolando Romero a battu Manuel Jaimes par décision unanime lors du premier combat de la main card. Mais toute l'attention était sur le main event, qui a tenu toutes ses promesses.
Le Franco-Canadien Christian Mbilli, invité exceptionnel aux commentaires, a réagi à une vidéo où Canelo disait ne pas le connaître : "Je me suis dit que c'était sûr qu'il ne voulait pas me faire de publicité gratuite. Dire mon nom comme ça, ça peut vite être repris, mais moi ça ne me dérange pas, on peut faire les présentations sur le ring, ça peut même être encore mieux." Mbilli, bien placé dans la catégorie, pourrait être un futur adversaire de Canelo, même si le chemin est semé d'embûches.
Le combat de Canelo contre Berlanga restera dans les mémoires comme une démonstration de classe et d'expérience. À 34 ans, le Mexicain montre qu'il est encore au sommet de son art. Les fans de boxe du monde entier attendent maintenant de savoir quel sera le prochain défi de la superstar. Peut-être un combat contre David Benavidez ou une revanche contre Dmitry Bivol ? Quoi qu'il en soit, Canelo reste le patron incontesté des super-moyens.
Source: RMC Sport Sports de Combat News