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Ballon d’or 2024 : Aitana Bonmatí de nouveau sacrée chez les femmes, sans l’ombre d’un doute

Jul 10, 2026  Twila Rosenbaum  10 views
Ballon d’or 2024 : Aitana Bonmatí de nouveau sacrée chez les femmes, sans l’ombre d’un doute

Le suspense était moindre que pour le trophée masculin. Figure du football féminin mondial, Aitana Bonmatí, symbole du FC Barcelone vainqueur de la Ligue des champions et de la sélection espagnole vainqueur de la Ligue des nations, remporte son deuxième Ballon d’or après celui de 2023. La quatrième place de la Roja aux Jeux olympiques 2024, remportés par les États-Unis, n’a donc pas pesé. La récompense reprend le chemin de la Catalogne pour la quatrième année de suite puisque Alexia Putellas avait remporté les éditions 2021 et 2022.

Un Ballon d’or logique pour Aitana Bonmatí, régulièrement qualifiée de meilleure joueuse du monde sur le plan technique par l’ensemble des observateurs comme des actrices du jeu. « Une version d’Andrés Iniesta au féminin », osait le célèbre Pep Guardiola en 2023. « Elle aurait sa place chez les hommes », a déjà assuré Hervé Renard, ex-sélectionneur français. Un joli compliment pour la Catalane de 26 ans, née au sud de Barcelone en 1998 et arrivée à 14 ans au cœur de la machine Barça. Mais l’heure est peut-être venue de qualifier les meilleurs milieux du monde de « version d’Aitana Bonmatí au masculin ».

Le plus gros contrat du foot féminin

Devenue une référence du jeu, la numéro 6 voit son influence grandir au-delà des frontières du football féminin. Pep Guardiola, encore lui, l’évoque régulièrement comme un modèle à suivre pour ses milieux. Et le FC Barcelone l’amène au rang de symbole du club. À l’image des contrats offerts par le passé à des figures comme Xavi ou Iniesta, le président Joan Laporta a prolongé de quatre ans, jusqu’en juin 2028, Aitana Bonmatí, lui offrant au passage le bail le plus lucratif du football féminin actuel. Une marque de confiance et une manière de retenir une joueuse convoitée par Chelsea ou les écuries américaines.

Avec le Barça, la cheffe d’orchestre d’un collectif presque parfait a encore tout remporté. En championnat ? Un bilan de 29 victoires et un nul pour 137 buts marqués et 10 concédés. En Ligue des champions ? Une campagne mouvementée mais conclue par une clinquante victoire (2-0) face à l’Olympique Lyonnais en finale avec un but signé… Aitana Bonmatí évidemment. En demi-finale déjà, c’est elle qui permettait à son club une « remontada » sur la pelouse de Chelsea (2-0) après une défaite (0-1) subie à l’aller en Catalogne.

Et que dire de son influence sur le jeu de l’Espagne ? Et de son but, encore un, face à l’équipe de France en février dernier lors d’une finale de Ligue des nations maîtrisée de la tête et des épaules (2-0) ? Après le succès mondial en 2023, la Roja et sa milieu de terrain s’attendaient bien sûr à un autre scénario que des défaites face au Brésil (2-4) et à l’Allemagne (0-1) pour conclure les Jeux olympiques de Paris cet été. Mais sans aucune individualité forte, les autres nations, dont la France, n’avaient aucune chance de briser la dynamique espagnole sur ce Ballon d’or.

Le parcours d’Aitana Bonmatí est celui d’une enfant prodige du football catalan. Née à Sant Pere de Ribes, elle a intégré la Masia à 14 ans, suivant les traces de nombreux talents du Barça. Rapidement, elle s’est imposée dans les équipes de jeunes puis en équipe première, remportant tout sur son passage. Son intelligence de jeu, sa vision passe, sa capacité à marquer des buts décisifs en ont fait une joueuse complète. Elle est souvent comparée à Xavi ou Iniesta pour sa maîtrise du milieu de terrain, mais aussi à Messi pour sa capacité à faire basculer un match. Ces comparaisons, flatteuses, ne lui montent pas à la tête, elle qui reste humble et travailleuse.

Sur le plan collectif, le Barça féminin continue de dominer l’Europe. Avec Bonmatí comme chef d’orchestre, l’équipe a remporté la Ligue des champions en 2023 et 2024, ainsi que la Liga à plusieurs reprises. Le style de jeu basé sur la possession, le pressing et la verticalité est parfaitement incarné par la numéro 6. Elle est le moteur de l’équipe, celle qui dicte le rythme et crée les décalages. En finale de Ligue des champions 2024, son but face à Lyon a montré toute sa classe : une reprise de volée imparable après un corner mal dégagé. C’est ce genre de gestes qui fait la différence.

Au niveau international, Aitana Bonmatí a été une pièce maîtresse du sacre de l’Espagne à la Coupe du monde 2023, où elle a été élue meilleure joueuse du tournoi. Elle a ensuite mené la Roja à la victoire en Ligue des nations 2024, marquant en finale contre la France. Malgré une déception olympique, son leadership et son talent sont indéniables. Elle est devenue la référence du football féminin, éclipsant même sa compatriote Alexia Putellas, double Ballon d’Or, qui a été freinée par les blessures.

L’impact d’Aitana Bonmatí dépasse le terrain. Elle est une icône pour les jeunes filles qui rêvent de foot, un modèle de persévérance et de professionnalisme. Son contrat record avec le Barça montre l’évolution du football féminin, où les meilleures joueuses commencent à être rémunérées à leur juste valeur. Elle a également été ambassadrice de la Coupe du monde 2023 et participe à des campagnes pour l’égalité des genres dans le sport.

Le Ballon d’Or 2024 confirme une saison exceptionnelle. Aitana Bonmatí a marqué 15 buts et délivré 12 passes décisives toutes compétitions confondues avec le Barça. En Ligue des champions, elle a été élue meilleure joueuse de la compétition. Avec l’Espagne, son influence est tout aussi grande : elle a inscrit 5 buts en 10 sélections cette saison. Ces chiffres impressionnants justifient amplement sa récompense.

D’autres joueuses auraient pu prétendre au trophée, comme la tête de série Caroline Graham Hansen (Barcelone) ou la buteuse Sam Kerr (Chelsea), mais aucune n’a eu l’impact global de Bonmatí. Son absence aux Jeux olympiques n’a pas entaché son année, tant son palmarès collectif et individuel est solide. À 26 ans, elle a encore de nombreuses années devant elle pour accumuler les trophées et les records.

Le football féminin continue de gagner en popularité et en reconnaissance. Des joueuses comme Aitana Bonmatí sont les ambassadrices de cette croissance. Son deuxième Ballon d’Or est une étape de plus dans sa carrière, mais aussi un signe de la maturité du sport. Les clubs investissent davantage, les compétitions sont plus médiatisées, et les talents émergent de partout. Bonmatí est à l’avant-garde de ce mouvement, portant haut les couleurs du Barça et de l’Espagne.

En conclusion, nous ne parlons pas de conclusion. Mais il est clair que l’année 2024 restera gravée dans l’histoire d’Aitana Bonmatí. Elle rejoint le cercle très fermé des joueuses ayant remporté deux Ballons d’Or consécutifs, après Marta, Homare Sawa ou sa compatriote Alexia Putellas. Avec son talent, sa longévité et sa mentalité, elle pourrait bien égaler ou dépasser le record de trois Ballons d’Or d’Ada Hegerberg. Le football féminin a trouvé sa reine, et elle s’appelle Aitana Bonmatí.


Source: leparisien.fr News


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