Dix ans après leur séparation, Brad Pitt et Angelina Jolie n’en ont visiblement pas fini l’un avec l’autre. Cette fois, ce n’est plus seulement le château de Miraval qui fait débat, mais aussi leurs comptes en banque respectifs. L’acteur de 62 ans veut savoir précisément combien son ex-épouse a gagné, ou perdu, depuis leur rupture en 2016. Il est prêt à passer par le tribunal pour l’obtenir.
Une demande de documents qui ne passe pas
Angelina Jolie a affirmé, dans sa demande reconventionnelle, avoir « largement mis sa carrière entre parenthèses » après leur séparation. Elle dit avoir renoncé à « plusieurs années de rémunération » pour se reconstruire loin de son ex-mari. Mais les avocats de Brad Pitt dénoncent un manque de transparence. Selon eux, elle aurait accepté de fournir ses documents financiers pour la période 2017-2021, mais n’aurait transmis que ceux de 2020 et 2021. Les années les plus sensibles, celles juste après le divorce, manqueraient à l’appel.
Dans des documents judiciaires, l’équipe de Brad Pitt réclame donc les relevés de revenus annuels et de participation aux bénéfices d’Angelina Jolie pour 2017, 2018 et 2019. Une manière de vérifier si ses déclarations tiennent la route. La période qui a immédiatement suivi la séparation du couple, en septembre 2016, est cruciale. C’est le moment où Angelina Jolie dit avoir fait le choix de ralentir sa carrière, mais aussi celui où les tensions financières étaient les plus vives selon son propre discours.
Ce que Brad Pitt cherche vraiment à prouver
Avant d’en arriver à cette demande formelle, les avocats de Brad Pitt avaient tenté une autre approche. Ils avaient proposé à Angelina Jolie de reconnaître par écrit qu’elle n’avait subi aucune pression économique avant 2020, et que Brad Pitt n’avait exercé aucune contrainte financière sur elle entre 2017 et 2019. La comédienne a refusé net. Ce refus, selon les avocats de Brad Pitt, justifie d’aller chercher la vérité dans les chiffres eux-mêmes.
« Angelina Jolie pourrait démontrer, à partir d’informations publiques, qu’elle a occupé moins de rôles entre 2017 et 2019 qu’auparavant. Mais son allégation va plus loin : elle prétend avoir renoncé à des années de rémunération », précisent les documents consultés. Pour l’entourage de Brad Pitt, il existe une différence de taille entre « travailler moins » et « perdre de l’argent à cause de son ex-mari ». C’est précisément cette nuance qu’ils veulent faire trancher par le tribunal.
Brad Pitt, de son côté, continue d’afficher une carrière active. Ces dernières années, il a produit et joué dans de multiples films, remportant notamment un Oscar pour Once Upon a Time… in Hollywood. Angelina Jolie, elle, a considérablement réduit sa présence à l’écran. Elle a réalisé quelques projets et a notamment incarné Maléfique, mais le rythme n’est plus celui des années 2000, lorsqu’elle enchaînait les gros succès commerciaux comme Lara Croft, Mr & Mrs Smith ou Wanted.
L’argument de l’indépendance financière
Angelina Jolie, elle, campe sur une autre ligne de défense. Selon sa demande reconventionnelle, Brad Pitt aurait exercé une « influence et un contrôle considérables » sur elle, en partie à cause de sa situation financière de l’époque. C’est ce qui l’aurait poussée, en 2019, à vendre sa part du domaine de Miraval pour obtenir son « indépendance financière ». Cette vente, réalisée en 2021, est contestée par Brad Pitt depuis le début.
Un document déposé en juin résume la position de la comédienne qui a incarné Maria Callas à l’écran : « Se séparer de son ex-mari est radicalement différent d’une allégation de difficultés financières générales. Angelina Jolie n’a jamais dit être en détresse financière — elle cherchait à dissocier sa vie financière de celle de son ex-conjoint. »
Le texte va plus loin, évoquant un tempérament « violent » de l’acteur. Selon ce document, Brad Pitt aurait tenté de lui faire signer un accord de confidentialité pour dissimuler des violences envers elle et leurs enfants, en échange de l’achat de Miraval. Ces allégations avaient déjà émergé lors des procédures précédentes. Angelina Jolie et ses avocats affirment que la vente de Miraval n’était pas un acte de cupidité, mais une stratégie pour échapper à une relation toxique. Elles s’inscrivent dans une longue série de batailles judiciaires qui ont marqué la décennie écoulée.
Le couple le plus photographié des années 2000
Pour mesurer le chemin parcouru, il faut se souvenir d’où ils partaient. Brad Pitt et Angelina Jolie se rencontrent en 2005 sur le tournage de Mr & Mrs Smith. À l’époque, Brad Pitt est marié à Jennifer Aniston. La liaison est rapidement évoquée et devient un immense scandale médiatique. Rapidement surnommés « Brangelina », ils deviennent le couple le plus scruté d’Hollywood, un statut que peu d’autres célébrités ont atteint avec une telle intensité.
Leur vie familiale est également hors norme. Ils ont trois enfants biologiques — Shiloh, puis les jumeaux Vivienne et Knox — et ont adopté Zahara et Pax. Angelina Jolie avait déjà adopté Maddox avant de rencontrer Brad Pitt, qui l’a ensuite légalement reconnu. La famille de six enfants a longtemps été présentée comme un modèle de famille recomposée moderne, avec des voyages humanitaires et des tapis rouges internationaux.
Brad Pitt et Angelina Jolie se marient en 2014 lors d’une cérémonie intime dans le sud de la France, au château de Miraval précisément. Ce domaine viticole varois n’est pas seulement leur résidence de vacances : il est devenu le symbole de leur amour, mais aussi le nerf de leur guerre. L’année suivante, le couple commence à connaître des tensions. Les tournages se multiplient, les emplois du temps se croisent de moins en moins.
Miraval, le nerf de la guerre
La rupture survient en 2016, après une dispute qui aurait éclaté lors d’un vol privé avec leurs six enfants à bord. Angelina Jolie demande le divorce dans la foulée. S’ensuit une bataille pour la garde des enfants, qui se conclut par un accord temporaire, puis par un partage plus équitable. Mais le dossier financier reste en suspens pendant des années.
Le domaine viticole varois reste au cœur de tous les contentieux. En 2021, Angelina Jolie revend secrètement ses parts du château à un tiers, sans en informer Brad Pitt au préalable. L’acteur attaque immédiatement son ex-femme en justice, estimant que cette vente viole leur accord initial sur la propriété. Selon certaines informations, Brad Pitt aurait même investi plusieurs millions d’euros dans la rénovation du domaine et dans son activité viticole, avec l’espoir d’en faire un héritage pour leurs enfants.
La vente de Miraval n’est pas le seul point de discorde. Les deux acteurs s’opposent aussi sur la répartition des revenus provenant de leurs biens communs, sur les bijoux, les oeuvres d’art et les autres actifs accumulés pendant leur mariage. Chaque nouvelle procédure semble rouvrir une blessure plus profonde. Angelina Jolie reproche à Brad Pitt d’avoir tenté de la contrôler financièrement ; Brad Pitt reproche à Angelina Jolie d’avoir violé des engagements pris en toute confiance.
Les avocats des deux parties ont multiplié les allers-retours, sans jamais parvenir à un accord global. Des audiences ont eu lieu à huis clos, des témoignages ont été recueillis, mais aucun règlement définitif n’a pu être signé. L’affaire est devenue l’un des divorces les plus longs et les plus coûteux de l’histoire d’Hollywood.
Deux procédures, un seul fil rouge : dix ans après leur rupture, Brad Pitt et Angelina Jolie n’ont toujours pas réussi à tourner la page, ni financièrement, ni judiciairement. Les prochaines semaines seront décisives, car la question des documents financiers pourrait contraindre Angelina Jolie à s’expliquer plus en détail sur ses revenus et ses choix professionnels. Quant à Brad Pitt, il semble déterminé à obtenir des preuves tangibles avant de négocier quoi que ce soit. La guerre des comptes en banque ne fait peut-être que commencer.
Source: Le Tribunal du Net News